Exposition: “The In-Between”

24/10/2026 - 09/01/2027

Luc Claus & Johan Heylen

Luc Claus - Zonder titel - 2002

Johan Heylen - Tussenruimte - 2026

The In-Between

L’exposition The In-Between propose la rencontre de deux oeuvres très différentes par leur parcours mais profondément proches par leur climat intérieur. Luc Claus le dessinateur et Johan Heylen le peintre parlent une langue commune.
Cette langue est celle de l’entre-deux : entre apparition et disparition, entre doute et foi, entre forme et effacement, entre le visible et ce qui ne peut être nommé. Chez Johan Heylen, l’entre-deux est explicitement lié à la quête existentielle. Il désigne cette zone fragile où le sens se dissout, où l’être et le nonêtre se touchent, où le moi s’efface pour laisser passer quelque chose de plus vaste. La peinture devient le lieu d’une expérience intérieure, presque mystique.
Chez Luc Claus, l’entre-deux se manifeste autrement. Il réside dans la nature même du dessin : oeuvre achevée et pourtant ouverte, forme née d’un geste mais encore traversée par l’hésitation, figure à la fois présente et insaisissable. Ses têtes, ses socles, ses silhouettes muettes ne livrent jamais complètement leur sens. Elles demeurent suspendues, comme si elles continuaient à naître sous nos yeux.
The In-Between n’est pas la confrontation de deux artistes mais plutôt une méditation à deux voix sur la création elle-même. L’exposition montre que l’art naît souvent dans l’incertitude, dans ce lieu où les réponses manquent, mais où quelque chose commence à apparaître. Le trait de Claus et la matière picturale de Heylen révèlent un même rapport au doute : loin d’être une faille, celui-ci stimule l’attention, la présence et la création.
Mais la connivence ne s’arrête pas là. Luc Claus fut un ami de la famille de Johan Heylen, et son oeuvre constitue pour ce dernier une importante source d’inspiration. Les affinités sont profondes : même goût pour le silence, même méfiance à l’égard de l’explication, même attention portée à l’invisible, au mystère et à la condition humaine.
Au Domaine Adornes, ce dialogue prend une résonance particulière. La Chapelle de Jérusalem, les maisons-Dieu, la présence du sacré et du temps long donnent à ces oeuvres un espace où elles peuvent respirer.
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